LA MORT INCERTAINE

 

D'après

 

"CLARA" de SCHELLING

 

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© Denis Clarinval

denisclarinval1959@gmail.com

 

 

 

  J'ai le plaisir de proposer en pré-lecture "La mort incertaine", une tragédie librement inspirée du "Clara" de Schelling

 

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 NOTICE

La mort incertaine s’inscrit dans le sillage de Clara de Friedrich Wilhelm Joseph Schelling, non pour en proposer un commentaire, mais pour en prolonger l’intuition la plus fragile et la plus exigeante. La mort n’y est ni une fin possédable, ni un passage garanti, ni un savoir à conquérir. Elle n’est pas davantage un néant qui viendrait interrompre le devenir. Elle apparaît comme une présence discrète, retenue, qui ne se donne jamais pleinement et qui, pour cette raison même, ne cesse de solliciter les vivants. La mort ne se possède pas et ne peut être intégrée à aucun système de sens. Elle ne se laisse ni maîtriser ni dépasser. Elle exige au contraire une fidélité, non tournée vers un au-delà, mais ancrée dans ce monde, dans les chemins parcourus, dans les liens noués, dans la persistance d’une présence qui ne se retire pas avec la disparition du corps.

Dans cette perspective, la mort n’entrave pas le devenir. Elle ne le clôt pas et ne le suspend pas. Elle lui confère une autre manière d’habiter le monde, plus sobre, plus attentive, plus exposée. Le devenir ne se poursuit pas malgré la mort, mais avec elle, sous une forme transformée, où la proximité et l’éloignement cessent d’être des opposés simples. Ce qui demeure n’est pas un souvenir figé, mais une présence active, exigeante, qui ne subsiste qu’à la condition d’être reconnue et tenue dans la fidélité. À travers une écriture poétique et dialoguée, La mort incertaine explore cette zone où les morts ne parlent plus et où pourtant leur silence continue de structurer la vie des vivants. Il ne s’agit pas de consoler ni de réconcilier, mais d’apprendre à habiter une incertitude qui n’est pas une privation, mais une forme plus juste de présence au monde.

Ce livre s’adresse à celles et ceux pour qui la mort ne doit pas être expliquée ni résolue, mais reconnue comme ce qui, sans se montrer, transforme la manière d’aimer, de devenir et d’habiter la vie.