Licencié-agrégé en philosophie (UCL) et maître-agrégé
en sciences de gestion (Louvain School of Management et UNamur), je
suis également titulaire du CAPAES (Certificat d’aptitude pour
l’enseignement supérieur ; UNamur). Après une carrière consacrée à
l’enseignement de la finance et de la comptabilité de gestion, je
reviens à mes premières amours : la poésie, la philosophie, le
théâtre dramatique et la tragédie.
Je suis marié à Martine depuis le 26 mai 1984 ; nous
avons cinq enfants : Jérôme (marié à Caroline), Amélie, Mathilde
(mariée à Cédric), Antoine et Marie. Nous avons également cinq
petits-enfants : Simon, Romain, Léa, Juliette et Théo.
Nous habitons le village de ON, en province de
Luxembourg (Belgique), un village d’environ 1000 âmes, bordé de
forêts propices aux balades et à la méditation. Voilà pourquoi
j’apprécie ce texte magnifique de Heidegger :
« Schöpferische
Landschaft: Warum bleiben wir in der Provinz?»
J’évolue, comme auteur, au sein d’une toile dont les
fils relient des auteurs aussi différents que Novalis, Hölderlin,
Rilke, Trakl et Rimbaud principalement ; dans cet univers, une toile
tissée par ma fidèle Argiope, occupent aussi une place essentielle
quelques grands penseurs parmi lesquels Schelling, Nietzsche et
Heidegger. Il s’agit d’un univers et non d’une filiation, un lieu de
ma pensée qui s’est construit au fil du temps.
Mon écriture est sans doute particulière et peut
sembler déconcertante : en effet dans mes écrits se mêlent poésie,
dialogues, balades sous forme de nouvelles, extraits de pièces de
théâtre dont je suis l’auteur et enfin des traités plus
systématiques mais généralement très court. On y verra sans doute
une influence de Nietzsche ou encore de Heidegger.
Je m’efforce d »assumer cet héritage de Hölderlin et
Heidegger qui cherche à mettre en dialogue poésie et pensée, les
deux troncs de l’acte poétique ; il en résulte que ma poésie prend
souvent des tournures philosophiques et mes dialogues une tournure
poétique.
« Je est un autre », célèbre propos de Rimbaud qui
rejoint, il me semble ma préoccupation de porter sur le monde et mon
environnement un autre regard, un regard qui défie les mots et les
apparences. Si, écrivant, je parle de bien des choses, cette
écriture est avant tout l’expression d’une intériorité tourmentée et
en quête de Sérénité, un Soi qui se veut tourné vers ce que
Heidegger appelle « libre étendue ». La poésie est un risque, ainsi
parle Heidegger commentant Rilke, risque d’un léger souffle bien
plus que d’une vie. Je me dis souvent « fils du tourment » mais
aussi « fils des ténèbres » ; comme l’évoque Trakl dans « Printemps
de l’âme », je suis sans doute à la fois la sœur solitaire dans la
clairière et le frère qui adresse de puis la colline du soir un doux
chant à cet inconnu qu’il n’a cessé de chercher.
« Je est un autre » et pour le bien comprendre, le
lecteur pourra lire à son aise ce texte tiré de « Tragiques » :
« Je est un
autre » (PDF)
On se demandera peut-être pourquoi la photo de Trakl
est associée à cette page ; aussi je répondrai tout simplement :
parce que Trakl est un autre, un autre infiniment loin de ce que le
cinéma et l’histoire aussi en ont fait…